dimanche 05 février 2012
Bonjour et bienvenue sur le site de la Fédération du Parti socialiste du Morbihan. Découvrez l'activité, le projet politique et les élus du PS morbihannais...
Militer : les textes
Adhérer
Nous contacter
Partenaires
Liens Utiles
Archives
Envoyer cette page par e-mail
La démocratie au Liban
L'assassinat lundi dernier de Gebran Tueini - député élu sur la liste de Saad Hariri et directeur du journal Al Nahar - ne restera pas sans conséquences. Le Premier ministre libanais, plusieurs membres de la majorité dont Walid Joumblatt - leader du Parti socialiste progressiste, et des centaines de milliers de citoyens exigent d'ores et déjà l'élargissement de l'enquête internationale de l'ONU (assassinat de Rafic Hariri). Dans un tel contexte, seules deux hypothèses demeurent aujourd'hui : soit la majorité au Parlement prend complètement et rapidement le pouvoir (en obtenant le départ du président pro-syrien Emile Lahoud et la fin de Bachar El-Assad à Damas), soit le régime syrien résiste durablement aux pressions régionales et internationales (en maintenant notamment un système de sécurité au Liban). Pour permettre la démocratie et la paix au Liban, les membres de la nouvelle majorité parlementaire - PSP, Parti du Futur, Gauche démocratique, Renouveau démocratique, Bloc national, Parti des Kataeb, Forces libanaises - doivent ainsi réunir plusieurs conditions déterminantes : - Obtenir le départ définitif de la Syrie : après 30 années de présence au Liban (arrivée au début de la guerre civile en 1976 à la demande du parti Kataeb), une très large partie de la population exige désormais une souveraineté pleine et entière. L'ONU, à l'initiative de la France et des Etats-Unis, doit amplifier sa pression et son soutien au mouvement démocratique. - Partager les responsabilités entre les acteurs : la majorité, en cas de victoire définitive sur la Syrie, doit proposer et appliquer un projet politique rassembleur (par exemple sur l'avenir de l'Université libanaise). Tout en construisant une société sécularisée, elle devra associer d'une manière ou d'autre le parti Hezbollah qui représente 800 000 chiites sur 3,8 millions d'habitants (avec démilitarisation) - Créer un statut du citoyen palestinien au Liban : sans remettre en cause le droit au retour des réfugiés en Palestine (négociation avec Israël), une majorité de pleine exercice doit permettre la reconnaissance d'un tel statut. Pour Walid Joumblatt, le processus pourrait être le suivant : vote d'une loi interdisant les naturalisations pendant 10 ans (pour rassurer les chrétiens inquiets des équilibres démographiques), installation officielle de l'Autorité palestinienne à Beyrouth et délivrance par ses services de papiers d'identité reconnus par l'Etat libanais. Ce dernier pourrait donc exiger le désarmement des camps ; les Palestiniens, quant à eux, pourraient enfin avoir accès à l'emploi, à l'éducation et aux soins. Avec de telles perspectives, l'engagement des socialistes français aux côtes des forces progressistes est plus que jamais important. La clarté de nos positions et la force de notre présence diplomatique doivent, de cette manière, participer à l'émergence d'une nouvelle démocratie dans le monde. Enfin, à notre modeste niveau, je proposerai aux instances fédérales d'organiser au printemps une journée internationale sur le Proche-Orient, toujours en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.
Votre nom :*
Email de l'expéditeur :*
Email du destinataire :
*
Vos commentaires sur cet article :
*Champs obligatoires
Retour
e-polit / eZ publish ©
Inovagora
Plan du site
Mentions légales
Crédits