samedi 19 mai 2012
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Grenelle de la Mer et pêcheries profondes

Après la démission de Louis Le Pensec de la présidence de la Commission sur les pêcheries profondes, dans le cadre du Grenelle de la Mer, les élus socialistes socialistes du Pays de Lorient dénoncent les méthodes du gouvernement et expriment leur soutien de la filière.

Texte Alternatif indéfini
Communiqué de presse de Norbert METAIRIE, Président de Cap l’Orient agglomération



Louis LE PENSEC a annoncé sa démission de la présidence de la Commission sur les pêcheries profondes qui lui avait été confiée à la suite du Grenelle de la Mer. Cette décision est motivée par la position que défendrait la France lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies.

Selon Louis LE PENSEC, l’Etat français s’apprête en effet à défendre l’arrêt total des pêches profondes en haute mer et, probablement par voie de conséquence, dans les eaux communautaires.

Il s’agit là d’une décision unilatérale et absurde qui conduirait l’Etat français à arrêter une position avant même que la Commission d’experts chargée de réfléchir à l’avenir des pêches profondes n’ait rendu ses conclusions.

Sur un sujet qui revêt une importance capitale pour une filière déjà en difficulté et pour le port de pêche de Lorient, on assiste encore une fois à un simulacre de concertation où au final l’Etat français se range à une position qui repose sur une évaluation incomplète des stocks sans même examiner les conséquences écologiques, sociales et, bien sûr, économiques d’une telle décision.

On ne peut que dénoncer ce positionnement qui s’apparente à un coup médiatique et à un acte de défiance vis-à-vis de l’ensemble des scientifiques et professionnels mobilisés dans le cadre du Comité d’experts présidé par Louis LE PENSEC.

Cette décision, si elle venait à être confirmée, serait lourde de conséquences pour le port de pêche de Lorient.

En effet, la pêche de grands fonds, à travers les emplois directs et indirects qu’elle génère, joue un rôle déterminant dans la filière pêche lorientaise qui compte près de 3000 emplois.

En condamnant la pêche de grands fonds, c’est toute la viabilité de la filière pêche lorientaise qui est mise en péril.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que, depuis plusieurs années maintenant, les professionnels ont fait des efforts pour accroître la transparence et la traçabilité des activités de pêche. Une telle décision remettrait en cause la dynamique initiée localement par les professionnels, les élus et les scientifiques d’IFREMER pour collecter des données scientifiques fiables sur l’état de la ressource.

L’avenir de la pêche de grands fonds et du port de pêche de Lorient méritent mieux qu’une décision prise à la hussarde.

C’est pourquoi je proposerai lors du prochain Conseil communautaire, prévu le 18 septembre 2009, que Cap l’Orient soutienne financièrement un programme de recherche visant à exploiter les données scientifiques sur les pêcheries de grands fonds.

Je suis en effet convaincu que c’est en approfondissant et consolidant l’expertise partagée sur l’état de la ressource halieutique que nous parviendrons à promouvoir une pêche responsable, raisonnée et durable.



Texte Alternatif indéfini
Réaction de Loïc Le Meur - Maire et Conseiller Général de Ploemeur, membre du groupe de travail du Grenelle de la mer et participant actif à toutes les réunions.

On se moque de nous mais plus grave, la pêche française peut être gravement déstabilisée et sans doute sacrifiée pour que le gouvernement français se refasse une image internationale!

Le 10 juillet dernier au MEEDAT, lors de l’avant dernière réunion de travail du Grenelle de la mer, et à la suite de mon intervention sur les pêcheries de grands fonds, j’ai comme les autres participants entendu clairement Messieurs les Ministres Borloo et Lemaire annoncer la mission confiée à Louis Le Pensec en précisant qu’en attendant ses conclusions, aucune décision ne serait prise par le gouvernement.

En effet, à coté des espèces menacées, il existe des pêcheries de grands fonds dont le renouvellement et l’avenir sont vérifiés. On ne peut donc traiter ce dossier d’une manière uniforme et globale. Dépendait de ce travail d’analyse présidé par Louis Le Pensec, dont les qualités et l’expérience permettaient d’envisager une conclusion acceptée de tous, la position française sur ce sujet. Aujourd’hui, nous nous apercevons que parallèlement à ce travail de fond, la décision gouvernementale était en fait déjà arrêtée en Juillet !
Comment les ministres et le gouvernement peuvent-ils expliquer une telle méthode et sur le fond un tel écart entre les positions selon qu’ils se situent sur une scène internationale ou sur le plan national ?

Il faut savoir que plus de 2000 emplois sont directement menacés par une telle décision ainsi que l’équilibre économique de nos ports de pêche nationaux à travers l’existence ou la disparition d’armement sur Lorient, Concarneau, Boulogne sur mer, le Guilvinec ou encore Bayonne.

Ce sont également le travail et les propositions du groupe du Grenelle de la mer qui sont ainsi remis en cause !



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